
Compte-rendu synthétique des CTP nationaux de janvier 2003
Paris, le 21 janvier 2003 Tous les CTP centraux relevant de la DGA, ainsi que le CTP ministériel, ont été réunis, entre le 8 et le 21 janvier 2003, sur la mise en uvre du compte épargne-temps (CET). Par ailleurs, les CTP centraux des STM et des préfectures ont examiné leurs régimes indemnitaires respectifs au titre de lannée 2003. Enfin, une réflexion sur déventuelles réformes statutaires, saccompagnant de la mise en place dune filière technique unique au sein de notre ministère a été évoquée lors du CTP des STM. I- Le compte épargne-temps (CET) Les CTP ont eu à émettre un avis sur un projet darrêté relatif à lapplication du décret n°2002-634 du 29 avril 2002 portant création du compte épargne-temps dans la Fonction Publique de lEtat pour les personnels de notre ministère.
Chaque agent peut se faire ouvrir un C.E.T. et l'alimenter, dans la limite de 22 jours par an, par report, exclusivement :
L'utilisation des droits à congés acquis ne peut commencer que lorsque l'agent a accumulé 40 jours sur son CET. A partir de cette date, court un délai de 10 ans au terme duquel le compte épargne-temps devra avoir été soldé.
Larrêté ministériel devait préciser et clarifier les règles douverture, de fonctionnement, de gestion et de fermeture du CET. Il reste très imprécis et ne préserve pas suffisamment les droits des agents. Larticle 3 3ème alinéa prévoit que le CET soit transféré en cas de détachement ou de mise à disposition auprès dune autre administration de lEtat (ou établissement public de lEtat). FO a proposé 2 amendements afin que le CET soit transféré en cas :
Ladministration a accepté le premier amendement mais na pas souhaité prendre en compte le second au motif que les textes relatifs aux CET dans la FPT et la FPH ne sont pas parus Alors que ladministration prône la mobilité, elle met en uvre des freins à celle-ci puisque le dernier alinéa de larticle 3 prévoit que, dans le cas despèce, " lalimentation et lutilisation du compte seront suspendues ", ce qui implique que les jours épargnés seront purement et simplement perdus en cas dintégration dans ces administrations. Larticle 4 concerne lalimentation du CET par une demande expresse de lagent. FO a fait valoir que la rédaction de cet article nest pas claire. En effet, il est prévu que la demande sera acceptée, " sauf décision contraire et motivée ". Ladministration na pas souhaité modifier la rédaction. Elle a fait savoir quun refus sera opposé à lagent dans deux cas seulement :
Nous avons indiqué notre désaccord sur le fait que ladministration considère ces jours comme définitivement perdus si la date du 31 décembre est dépassée. Larticle 5 rappelle que lagent dispose dun délai de 10 ans pour solder son CET lorsque celui-ci est crédité dau moins 40 jours. Il précise toutefois que les 10 ans ne débutent quà compter de la date à laquelle ladministration a informé lagent de ce délai. FO a fait observer que larrêté ne reprenait pas certaines garanties prévues par le décret en cas de non-utilisation des jours épargnés, à savoir : " Lagent qui na pu, à cette échéance (10 ans), du fait de ladministration, utiliser les droits à congés accumulés sur son compte épargne-temps en bénéficie de plein droit ". Ne perdez pas de vue cette disposition essentielle que ladministration peut avoir tendance à oublier Par ailleurs, à la demande de FO, ladministration a précisé que dans le cas où le solde du compte retombe en dessous de la barre de 40 jours, puis est réalimenté, un nouveau délai de 10 ans commence et doit être notifié à lagent par ladministration. Larticle 6 porte sur le délai dinformation exigé de lagent demandant à faire valoir ses droits à congé dans le cadre du CET. Suivant le décret, il ne peut être inférieur à 1 mois. Nous avons critiqué vivement les délais imposés par la DGA, à savoir : de 5 jours à 10 jours : préavis de 2 mois de 11 jours à 6 mois : préavis de 3 mois + de 6 mois : préavis de 6 mois Nous avons fait savoir que seul le grand sens des responsabilités des agents a permis la mise en place de lARTT et que nous ne comprenions pas pourquoi ladministration centrale ne leur faisait pas plus confiance. Malgré nos arguments, ladministration a maintenu son projet, affirmant quil serait temps plus tard de le réviser en fonction des évaluations effectuées De même, nous aurions souhaité que la réponse de ladministration puisse se faire implicitement, alors que le texte donne un mois au préfet pour répondre. Là encore, nous navons pas été entendus. Larticle 7 précise que la prise de congés au titre du CET doit être compatible avec les nécessités de service, et revient sur la possibilité de les refuser. Il aurait ,selon nous, dû être retiré du projet, compte tenu des lourdes contraintes induites par larticle 6. Du débat que nous avons engagé, il est ressorti que le DPFAS a une conception très extensive des nécessités de service puisque, selon lui, des difficultés liées à des circonstances exceptionnelles pourraient amener des chefs de service à retirer des congés déjà octroyés. Bien entendu, nous avons fait savoir que nous nétions pas daccord avec cette interprétation abusive qui ne figure pas dans le texte. Larticle 8 concerne les dispositions transitoires, pour les jours acquis au titre de 2002. FO a obtenu un amendement : à la place de " peuvent être inscrits, à la demande expresse de lagent ", nous avons fait écrire " sont inscrits ", afin quaucune ambiguïté ne subsiste. *** Ladministration a convenu quil existait des vides juridiques à combler et quil faudrait prévoir, en cas de circonstances exceptionnelles (décès, CLD, etc.) empêchant lagent de faire valoir ses droits dans les délais réglementaires, de payer les heures supplémentaires que constituent les jours épargnés au titre du CET. Elle sest engagée à saisir la Fonction Publique de ces problèmes. De même, le DGA a été daccord avec FO sur la nécessité de trouver des solutions permettant la mobilité des fonctionnaires de lEtat vers les autres Fonctions Publiques. Enfin, elle nous consultera sur la circulaire dapplication en cours de préparation qui devrait, selon elle, répondre à nos autres interrogations ci-dessus. Nous en avons pris acte mais avons regretté que ces dispositions ne soient pas intégrées au texte réglementaire, une circulaire nayant pas de valeur juridique. Votes sur le projet darrêté : FO et CFDT : abstention Administration et SAPAP/UNSA : pour
Nous ne pouvons que réitérer nos conseils de prudence en la matière. En effet, l'administration ne va pas manquer d'encourager l'ouverture du C.E.T. pour faire face aux difficultés que pose la mise en uvre de l'ARTT sans effectifs supplémentaires. Dans ce cadre, nous pensons que nos collègues ont intérêt à utiliser leurs jours ARTT pour récupérer leurs forces, plutôt que de faire crédit à l'administration, sans garantie de remboursement. En tout état de cause, nous incitons les collègues qui seraient malgré tout intéressés par le CET, à déposer les demandes dalimentation le plus tôt possible (le 15 novembre plutôt que le 15 janvier de lannée suivante), afin quil ny ait aucune surprise.
Par rapport à ses premières propositions en groupe de travail que le SAPAP et la CFDT étaient prêts à accepter, ladministration a infléchi légèrement sa position, suite aux observations formulées par FORCE OUVRIERE. Vous trouverez, ci-joint, le tableau concernant la répartition 2003 pour les agents du CNP (abondement de 8.628.547 )et des personnels STM (abondement de 375.000 ). Comme pour 2002, première année dinstauration dun TMO pour les personnels STM de préfecture, lalignement se fera, pour les agents STM affectés en préfecture, à lidentique du TMO des agents du CNP. Pour les agents affectés en SGAP, nous avons à nouveau mis en évidence la nécessité deffectuer rapidement un rattrapage par rapport aux agents affectés en préfecture qui bénéficient de lindemnité dexercice de mission des préfectures (IEMP). FO a enfin obtenu satisfaction avec lalignement du TMO des ouvriers professionnels sur celui du grade administratif correspondant (adjoints administratifs). Par ailleurs, pour la première fois, ladministration suivie du SAPAP et de la CFDT a convenu que la " moyenne interministérielle " nétait pas un objectif fiable. Il nen reste pas moins que cette répartition 2003 est inégalitaire et que, depuis quelques années, les écarts ne cessent de se creuser entre certains grades. FO fait valoir que cette accentuation de différences nest pas justifiée, alors même que de nombreux cadres ont obtenu, avec la mise en uvre de lARTT, des gratifications supplémentaires au titre des sujétions particulières, sans parler de la prime de 1.000 allouée aux seuls directeurs. Nous avons évoqué la démotivation de tous les agents qui ont participé tout autant au maintien dun service public de qualité dans un contexte difficile et qui sont exclus de ces récompenses. Enfin, nous avons réaffirmé que des efforts restaient à faire pour atteindre lharmonisation entre toutes les préfectures, prévue par la circulaire du 31 octobre 1996 signée par le ministre et que lobjectif réalisable que nous devons nous fixer doit être lalignement, à moyen terme, avec ladministration centrale. Ladministration en a convenu, sans toutefois fixer un calendrier précis et sabritant derrière les prochaines lois de finances.
Ladministration, sur la demande de FO, va réunir un groupe de travail issu du CTP. Son projet est de refondre la filière STM, avec notamment la création dun corps unique dingénieurs et des mesures daccompagnement concernant le corps des contrôleurs et les corps de catégorie C, afin de permettre un meilleur déroulement de carrière et de faciliter les recrutements. La création dune filière technique unique du ministère de lintérieur est également à létude qui concernerait les corps du CNP : ouvriers professionnels, maîtres ouvriers et agents des services techniques. Le calendrier mis en place par ladministration prévoit que dici la fin 2003, de nouveaux textes statutaires puissent être finalisés. Nous serons vigilants sur ce dossier et vous tiendrons informés de lavancement des discussions. |