
CTP Central des Préfectures (2) Réunion du 4 juillet 2003 à 9H30 ------------ Lordre du jour de ce deuxième CTP consécutif comportait les points que ladministration souhaitait voir évoqués avant lété, à savoir : I. Réforme des concours professionnels pour laccès aux grades dAttaché principal de 2ème classe et de Secrétaire Administratif de Classe Exceptionnelle (SACE) de préfecture II. Plan triennal dactions 2003-2005 en faveur du développement de lemploi et de linsertion des travailleurs handicapés du Ministère de lIntérieur, de la Sécurité Intérieure, et des Libertés Locales (MISILL) III. Point détape sur la réforme de la filière unique des Systèmes dInformation et de Communication (SIC). Le point initialement prévu, sur la réforme du statut de la catégorie A du cadre national des préfectures, a été retiré de lordre du jour, ladministration se bornant à indiquer que les projets de décret font actuellement lobjet dun contrôle du Ministère de la Fonction Publique, et quils seront présentés au CTP à lautomne. I. Réforme des concours professionnels pour laccès aux grades dAttaché principal de 2ème classe et de SACE : Lobjectif poursuivi par la sous-direction du recrutement et de la formation est de " rechercher des profils mieux adaptés aux besoins des administrations "". Daprès des contacts issus des membres des jurys des concours concernés, il aurait été constaté chez les candidats un manque de qualités managériales, de curiosité et desprit de synthèse, notamment à loral, ce qui ne correspond pas aux qualités demandées dans les fonctions futures. Par ailleurs, les épreuves à option sont lourdes à gérer et des déséquilibres peuvent exister entre les différentes options, qui ne correspondent pas toujours à lorganigramme des différents services (et pour cause, ladministration ne souhaitant plus dorganigramme type !). Dans cette perspective, les modifications des concours professionnels dattaché principal et de SACE, contenues dans les projets darrêtés soumis par ladministration à lexamen du CTP portaient sur les points décrits ci-après. A. Concours professionnel dattaché principal de 2ème classe : - épreuve écrite dadmissibilité : remplacement de la note ou du rapport sur un sujet portant sur lune des six options choisie par le candidat, par une note ou un rapport, rédigé à partir dun dossier portant sur une politique publique, assorti de questions, permettant de vérifier, dune part, les capacités de compréhension du sujet par le candidat, dautre part, ses capacités danalyse et de synthèse ainsi que son aptitude à mettre en évidence les principaux éléments de contexte, les objectifs et les enjeux de laction des pouvoirs publics ( durée : 4h / coefficient 1). - épreuve orale dadmission : conversation avec le jury, ayant pour point de départ une discussion sur le curriculum vitae transmis par le candidat permettant dapprécier ses connaissances professionnelles, sa personnalité, ses aptitudes et sa capacité à animer ou à encadrer une équipe. Questions relatives à des situations professionnelles concrètes (durée : 30 min dont 10 minutes au plus de discussion sur le C.V. / coefficient 1). Le projet de réforme prévoit labandon de la présentation par le candidat de son expérience professionnelle, car il sagit dun exercice trop convenu aux dires des jurys, et lintroduction du C.V. : - le C.V., de deux pages au plus, sans photo, précisera notamment les titres et diplômes, la formation initiale ainsi que les principales étapes de la carrière. Les candidats compléteront leur cursus professionnel des principales missions et responsabilités qui leur ont été confiées et des résultats quils jugeront devoir apporter à la connaissance du jury ; - sur les 30 minutes doral, 10 minutes au maximum seront consacrées à la discussion avec les membres du jury sur le C.V transmis par le candidat, les 20 minutes restantes étant consacrées à des questions relatives à des situations professionnelles concrètes,* en rapport avec lexpérience professionnelle du candidat ( * : rajouté à la demande des représentants du personnel en groupe de travail préparatoire). Le président du jury est un préfet et les quatre autres membres sont : un administrateur civil ou un membre de linspection générale de ladministration ou un magistrat du corps des tribunaux administratifs et des cours administratives dappel ayant le grade de président ou un membre appartenant au corps préfectoral ou à la catégorie A du cadre national des préfectures ayant le grade de directeur. Au cours du débat, le SAPAP a déclaré que cette réforme lui paraissait cohérente avec limage que lon veut donner aux préfectures de demain, et quil voterait pour. La CFDT sest exprimée favorablement à toutes les simplifications, estimant que lon aurait pu aller plus loin dans le rapprochement des corps en vue dune fusion avec ceux de ladministration centrale notamment. Pour sa part, la délégation FO a rappelé que ce concours avait déjà été lobjet de plusieurs modifications : - épreuve écrite de synthèse et propositions à partir dun dossier administratif pour ladmissibilité / épreuve orale à ladmission, - puis : épreuves écrite et orale pour tous, - puis : retour à lépreuve écrite dadmissibilité avec introduction du système de choix doption / épreuve orale à ladmission . Les options avaient été introduites, à lépoque, pour tenir compte de lexpérience professionnelle des personnels, très diversifiée selon leurs affectations, et pour éviter que ce concours professionnel ne devienne trop universitaire . Pour FO, seule lépreuve écrite permet de respecter le principe dégalité daccès aux emplois publics. En effet, dans les administrations centrales, ce concours ne comporte quune épreuve orale dadmission, et les lauréats sont reçus en fonction des services rendus antérieurement plus que sur leur prestation, le jour " J ". (Il se trouve, fort heureusement, que la DPFAS nest pas en mesure de gérer des oraux pour les quelque 1 200 candidats attachés de préfecture !). Dailleurs, lorsque nous avons demandé la raison de labsence de note éliminatoire à lécrit, comme pour le concours de SACE, il a été sous-entendu que ladministration souhaitait laisser le jury procéder à des " repêchages ", même dans des cas désespérés. FO a souhaité quil ny ait pas de dérives concernant lexamen et la discussion sur les C.V., que légalité entre les candidats soit préservée, et que lépreuve orale ne se transforme pas en entretien dembauche. B. Concours professionnel de SACE : - épreuve écrite dadmissibilité : remplacement de la note de synthèse assortie de propositions à partir dun dossier portant sur lune des six matières choisie par le candidat, par la rédaction dune note ou dun rapport pouvant comporter éventuellement des propositions, à laide des éléments dun dossier à caractère administratif (durée : 4h / coefficient 1). Pour ce concours aussi, ladministration souhaite simplifier le contenu de lépreuve écrite par une suppression des six options au profit dune connaissance administrative plus généraliste, calquée sur celle de secrétaire administratif exceptionnelle dadministration centrale - épreuve orale dadmission : conversation avec le jury, portant : sur les fonctions exercées par le candidat depuis sa nomination en qualité de secrétaire administratif, et sa culture administrative (durée : 30 mn au lieu de 20 minutes - / coefficient 1). Lentretien devra permettre dapprécier les connaissances professionnelles du candidat, ses capacités dadaptation et ses aptitudes à lencadrement. Les membres du jury sont également au nombre de cinq : la seule différence concerne le membre appartenant à la catégorie A du cadre national des préfectures, sans mention du grade de directeur (mais nous savons que ladministration compte mettre ce grade en extinction ce qui risque de lobliger de modifier le projet darrêté concernant le principalat). Lesprit de cette réforme étant similaire que pour celle du concours dattaché principal de 2ème classe, il ny a pas eu de nouveau débat. Votes sur les deux projets darrêtés :
II. Plan triennal dactions 2003-2005 en faveur du développement de lemploi et de linsertion des travailleurs handicapés du MISILL : Il sagit de la mise en uvre dun protocole daccord sur lemploi des travailleurs handicapés dans la fonction publique de lEtat, qui avait été signé le 8 octobre 2001 entre le Ministère de la Fonction Publique et cinq organisations représentatives. Ce protocole, que la FGF-FO navait pas paraphé, devait aboutir, en 3 ans, au respect de lobligation imposée aux employeurs publics de compter au moins 6% de travailleurs handicapés dans son effectif, par la loi du 10 juillet 1987. Cest seulement parce que le Président de la République a affirmé, voici bientôt un an que linsertion des personnes handicapées est lun des trois " grands chantiers " de son quinquennat, que ladministration se préoccupe enfin de réaliser le plan quelle sétait engagée à mettre en uvre. Dans ce domaine, comme dans dautres, il y a malheureusement un fort décalage entre les bonnes intentions affichées et la réalité des choix budgétaires. Ainsi, le Sénateur Paul Blanc rappelait dans un rapport de juillet 2002, que : " les moyens publics consacrés au handicap sont passés, entre 1985 et 2001, de 2,1 à 1,7 point du produit intérieur brut (PIB) ". Cf Le Monde du 26 juin 2003. Pour ce qui concerne la DGA du ministère de lintérieur, un groupe de travail sest réuni deux fois depuis le début de lannée pour mettre au point le plan triennal présenté devant tous les CTP centraux compétents. Seul FORCE OUVRIERE avait pris le soin de mandater des collègues en fonction dans les préfectures pour participer à ces réunions. FO a donc été seul à pouvoir exposer les véritables enjeux pour les personnels de préfecture, il nen a guère été tenu compte. Voici, à cet égard, la déclaration intégrale effectuée par Marie-José DUPUY, convoquée en qualité dexpert à notre demande au CTP central des préfectures : Comme vous le savez, la Fédération Générale des Fonctionnaires Force Ouvrière na pas signé le protocole Sapin qui prévoit, entre autres mesures contestables, la suppression de la COTOREP Fonction Publique et la généralisation des recrutements par contrat. Cependant, le syndicat FO des Personnels de Préfecture, toujours vigilant quant aux conditions de travail des agents, et en particulier à celles de nos collègues handicapés, a tenu à participer aux réunions du groupe de travail constitué par la DGA. Malgré la prise en compte de plusieurs remarques et demandes de nos délégués, ce plan triennal ne peut pas encore emporter notre totale adhésion. En effet, il ressemble plus à un catalogue de bonnes intentions quà un plan dinsertion volontariste. Ce protocole daccord que vous mettez en application date du 8 octobre 2001, et il aura fallu une volonté présidentielle affirmée pour que cette démarche connaisse un début de mise en uvre. Mais, plutôt que de prendre le problème à bras le corps, vous préférez le contourner en commençant par une campagne de communication (nous savons par expérience que cela coûte beaucoup mais a peu defficacité), mise en place de comités de pilotage divers, constitution de réseaux de correspondants, journées de sensibilisation, et une année dexpérimentation, de juillet 2003 à juillet 2004, vous permettant ainsi de repousser les aménagements immobiliers nécessaires au prochain plan triennal puisque celui-ci ne prévoit quun état des lieux. Ce qui gêne dans ce plan cest ce qui transparaît : une espèce déquation handicap physique = handicap de compétence. Cest à ce titre que vous voulez privilégier le recrutement par contrat pour mettre en adéquation le poste et lagent handicapé, et la raison pour laquelle dans ce ministère les travailleurs handicapés sont majoritairement des non voyants employés dans les standard. Quant aux agents recrutés, daprès ce plan, il seraient constamment évalués toujours pour vérifier cette adéquation travail / handicap. Cette évaluation serait faite par des chefs de bureau, à priori valides, alors même que seule la personne concernée peut réellement savoir à quel moment lévolution de son handicap doit lamener à demander des aménagements de poste , un changement de service ou un bilan Nous avons tous en mémoire un directeur, dont la maladie se traduisait par la perte progressive de la masse musculaire, qui, peu à peu, vint travailler en fauteuil roulant mais qui resta jusquau bout un directeur compétent. Par ailleurs ce recrutement par contrat est particulièrement contestable même sil est efficace au regard des chiffres que vous pourrez annoncés car il induit des dysfonctionnements et des inégalités. Il ne faut pas que linsertion dhandicapés dans la fonction publique, insertion à laquelle nous sommes particulièrement attachés, soit pour ladministration un moyen de contourner le statut. Les handicapés ne veulent pas la charité ils veulent travailler et avoir les mêmes responsabilités et les mêmes carrières que les autres agents Il faut prioritairement aménager les épreuves des concours dans toutes les catégories en facilitant dune part laccès aux sites des concours (conduite, hébergement) dautre part en aménageant les épreuves (textes en braille, ordinateurs adaptés, aide dune tierce personne pour écrire ) Lorsquil sagit daménager des postes de travail pour des collègues qui deviennent, à la suite de maladie ou daccident, handicapés, les services daction sociale ont prouvé quils savaient le faire. Le principal problème est bien celui de laccessibilité et de la sécurité des bâtiments pour nos collègues handicapés. Hors lannexe de ce plan, qui en présente le financement, corrobore ce que nous avons dit précédemment, à savoir que ce ministère na pas les moyens de sa politique. En conclusion le syndicat FO des préfectures exige un véritable plan triennal, comportant un volet immobilier et un financement à la hauteur de son ambition. Le DPFAS a reconnu que la constitution de Comités Régionaux donnait un caractère lourd au dispositif ; selon lui, il sagissait " dafficher une volonté ". A la critique sur le manque de moyens, il a répondu par une " pirouette " : notre remarque serait : " une figure de style imposée " ! Chacun appréciera Il a affirmé que toutes les demandes, en fonctionnement, en matière daménagement de postes sont honorées, tout en reconnaissant quil serait difficile de faire face à un accroissement de celles-ci , et en ignorant délibérément la question des travaux lourds nécessaires dans les bâtiments souvent anciens ! Il a indiqué que le taux demploi des travailleurs handicapés à la DGA est lun des meilleurs de la Fonction publique, si lon inclut les emplois réservés (5%), mais que ladministration ne se contentera pas de cette statistique, et a décidé de sastreindre à recruter tous les ans 6% de travailleurs handicapés afin datteindre progressivement le taux légal. A nos critiques sur le recrutement de contractuels, il a répondu quil faut être " pragmatique ". Vote sur le projet de Plan Triennal :
III. Point détape sur la réforme de la filière unique des Systèmes dInformation et de Communication (SIC) : Le DGA a précisé quil sagissait de présenter lavancement de la réflexion en CTP, très en amont des décisions, les textes viendront plus tard devant cette instance. Il sest ensuite absenté de la réunion, avec laccord des participants, devant représenter le Ministre de lintérieur à la dernière journée du procès relatif à lassassinat du Préfet ERIGNAC. La présidence a alors été assurée, comme le veut la réglementation, par Michel COMET, DATAP (Préfet, le plus ancien dans le grade le plus élevé). Notre camarade Béatrice LEROY, en poste au SRSIC de Versailles, convoquée en qualité dexpert à notre demande, a effectué la déclaration suivante : La création de la nouvelle filière technique SIC qui est une première dans la fusion des corps, est un dossier dactualité très présent dans les esprits en raison des enjeux et objectifs du projet, mais également du manque de lisibilité des négociations en cours à léchelon central avec les différents partenaires. Compte tenu de ce manque de lisibilité, et du risque de perdre de vue le cur de la démarche et de ségarer dans ce qui est plus accessoire, FO a ressenti la nécessité dappeler lattention de ladministration centrale sur les aspects les plus essentiels du projet. Ces aspects les plus essentiels sont les suivants : - En premier lieu il est nécessaire de rappeler que nous sommes daccord sur le principe de la création dune filière unique pour les personnels exerçant des métiers relevant des systèmes dinformation et de communication mais pas à nimporte quel prix. Ce nouveau corps doit avoir pour vocation dintégrer, sur la base dun droit doption, les agents des SIC et les agents du CNP. Il sagit ainsi de mettre sur un même pied dégalité les agents qui travaillent sur les mêmes missions. - En second lieu il conviendra de traiter à lidentique des personnels SIC, les personnels du cadre national des préfectures concernant les modalités dintégration dans le nouveau corps. Lintégration des agents des SIC est aujourdhui envisagée comme allant de soi, il nen va pas de même pour les agents du CNP. Une avancée a été obtenue au cours des négociations puisque le principe dun examen professionnel avant intégration dans la nouvelle filière a, a priori, été abandonné pour cette catégorie de personnel. Pour les collègues concernés, il serait également important de pouvoir disposer dassurances concernant lintégration des CNP de catégorie C sur des postes de catégorie B dans les mêmes conditions que leurs collègues SIC de catégorie C. - Enfin, pour exercer un droit doption il convient de veiller particulièrement à lattractivité de la nouvelle filière or vous venez de nous annoncer quil ny aura pas de revalorisation. Faute dattractivité, une partie des agents du cadre national des préfectures risque de ne pas opter pour celle-ci. Ce cas de figure est à envisager si aucune réelle avancée professionnelle et de carrière nest proposée et limpossibilité de revenir à des fonctions administratives. Il ne semble pourtant pas impossible de rendre la filière plus attractive dans la mesure où dautres ministères ont réussi dans cette entreprise. Adopter une progression de carrière mise en uvre au ministère des affaires sociales ou à léducation nationale permettrait de faire évoluer le projet dans le bon sens. Jajouterai que la non intégration dagents du CNP conduirait à déstabiliser gravement un certain nombre de services, en particulier les SDSIC en préfecture constitués dagents du corps des SIC ayant principalement des compétences dans le domaine des transmissions et des agents du CNP exerçant aujourdhui encore lessentiel des attributions informatiques. FO réaffirme quelle coopérera à la réussite de ce projet à condition que la volonté réelle de ladministration soit daboutir à la création dune filière unique pour tous qui doit intégrer lensemble des missions et métiers concernés. Nous apprenons avec intérêt la reprise des réunions de travail interrompues depuis avril dernier. Ces réunions permettront daborder les points non encore évoqués comme : - Comment la constitution initiale du corps seffectuera ? - par création demplois - transfert des emplois SIC et CNP - transformation demplois SIC et CNP (de C en B et de B en A ?) - Qui assurera la pré-gestion des agents de la filière unique (préfecture, SGAP, DSIC ?), et quelles seront leurs instances paritaires CAP, CTP : - au niveau local - au niveau national - Quelles seront les modalités de recrutement du 3ème concours et le nombre de postes offerts par rapport aux concours externe et interne ? - Quel sera à terme le devenir de la prime informatique ? - Quelles sont les conséquences de la globalisation des préfectures sur la filière unique ? Etc. De plus il est important de remettre à lordre du jour les missions SIC et les fiches métiers correspondants qui devraient être le fondement de cette réforme. Nous attendons, avant la reprise des travaux, que ladministration nous communique comme promis la synthèse des résultats de lenquête lancée en début dannée concernant les personnels en fonction dans les services SIC (préfectures et autres) et la carte des emplois SIC appelé " CARESIC " qui définit le nombre dagents et métiers nécessaires. Nous attirons lattention de ladministration sur les difficultés pour les personnels CNP effectuant des sujétions particulières SIC, à lidentique de leurs collègues SIC (cf. circulaire de juin 1999), dobtenir les indemnités correspondantes, le chef du SZSIC de Lyon vous a récemment saisi à ce sujet. Le DPFAS a confirmé quil sagit de " rationaliser et rassembler des métiers, et non dune revalorisation catégorielle ". Il a indiqué quà ce stade, il est prévu un corps de catégorie A " type ", recruté à Bac +3, destiné à regrouper les Inspecteurs des SIC et les Attachés analystes, et un corps de catégorie B " type ", niveau BAC regroupant les contrôleurs des SIC et certains SA de préfecture ; ce corps serait le point de départ de la filière SIC à proprement parler, au sens " dun ensemble de métiers ". En catégorie C, la " mise en extinction légale, et non en simple gestion " du corps des techniciens des SIC, aurait pour contrepartie une " politique exceptionnelle de promotion vers la catégorie B ". Nous avons alors réclamé que cette politique soit également applicable aux autres filières (administrative et technique). Sagissant des standardistes, ladministration abandonne son projet de création dun statut unique pour " les métiers daccueil ", et nous nous en félicitons (contrairement à la CFDT, qui souhaite labsorption des standardistes dans le corps des adjoints administratifs, sans voir que les adjoints risqueraient dans ce cas dêtre affectés contre leur gré dans les standards). En effet, le Ministère de la Fonction Publique a confirmé que la loi de 1968 interdisant le droit de grève ne peut sappliquer quà un corps spécifique. FO a réclamé que des débouchés de carrière, vers la nouvelle catégorie B SIC, soient ouverts également aux standardistes, à loccasion des recrutements à venir dans cette catégorie, en leur réservant une proportion de postes au choix. Il est donc confirmé que le droit de grève ne sera pas conservé aux agents du CNP de catégorie B qui opteront pour la filière SIC. En contrepartie, ils ne bénéficieront que de 29 points dindice supplémentaires. Un " toilettage indiciaire " est prévu pour les standardistes afin de les rapprocher de la grille des adjoints. Comme suite à nos demandes insistantes, ladministration a donné son accord pour remettre en uvre la procédure des détachements croisés, et sest engagée à rationaliser ses circuits afin que les demandes de nos collègues ne ségarent plus, comme par le passé A propos du droit de grève, la CFDT a fait une déclaration assez surprenante, revendiquant, au nom de la Constitution, le droit de grève pour tous les agents, mais ajoutant que ceux-ci sont assez responsables pour ne pas lutiliser lorsquils ont des missions importantes à effectuer. Ce syndicat revendique donc un droit virtuel pour tous ! Dautre part, la délégation FO, dont tous les membres avaient participé aux divers groupes de travail organisés ces derniers mois sur ce thème, a été quelque peu surprise des affirmations des représentants CFDT et SAPAP-UNSA, selon lesquelles se seraient exprimés " du corporatisme et une méfiance réciproque ", ou des " querelles entre chapelles " entre les représentants des personnels SIC et les représentants du CNP. Si malentendu il y a eu quelquefois, il provenait de lattitude de ladministration, qui gère cette affaire au sein de trois services différents, et a laissé le DSIC avancer un dialogue sans y associer les autres personnels concernés. FO a fait en sorte que la barre soit redressée. Par la suite, des débats en groupe de travail, il est bien ressorti que lensemble des collègues concernés par la réforme souhaitent que celle-ci soit loccasion de revaloriser les carrières et daméliorer lattractivité de la filière. Par ailleurs, nous avons insisté pour que celle-ci soit rendue attractive, avec, en catégorie A, application de la grille indiciaire des Inspecteurs de lAction Sanitaire, faute de quoi les agents du CNP nexerceraient pas leur droit doption, ce qui déstabiliserait gravement les services dont ils relèvent actuellement. Enfin, FO sest étonné que ladministration refuse de recruter au-delà de bac +3 pour la nouvelle filière SIC, alors quelle projette de recruter, dans la filière technique, au niveau Bac+5 ! La séance a été levée à 11h 30. |