
Compte rendu du CTP central des Préfectures du 5 octobre 2004 Lordre du jour de ce CTP, comportait les points suivants : Les représentants FORCE OUVRIERE ont effectué une déclaration préalable qui a fait lobjet dun envoi séparé le 5 octobre 2005. Selon le Secrétaire Général du ministère, il sagit de construire, dans le cadre de la Stratégie Ministérielle de Réforme (dont il promet de communiquer très rapidement le document mis à jour aux organisations syndicales), " une cohérence densemble " et " une culture danticipation ". Ce projet se présente sous la forme dun " pavé " de 86 pages réalisé par le Groupe WEAWE, parfaitement abscons pour le commun des mortels, qui ne maîtrise pas encore, bien heureusement, le charabia en vogue depuis quelques années dans les entreprises privées. Il sagit, bien sûr, de mettre en uvre la LOLF, daméliorer la " performance ", dinstaurer, pour faciliter la communication entre directions, une " logique client-fournisseur " (à quand la facturation des services entre directions ?), de mobiliser les agents sur des "objectifs partagés", de "maximiser les fonctions support afin de rendre le meilleur service au client ", et de diffuser une "nouvelle culture". Nous avons dit la désagréable impression que nous donne toujours la lecture de ce type détude, qui coûte toujours bien trop cher pour ce quelle apporte vraiment (en loccurrence, 110 000 , nous a-t-on répondu, dont la majeure partie prise en charge par le Fonds pour la Réforme de lEtat
mais cest toujours le contribuable qui paie !), et semble pré-rédigée pour dautres structures, puis plaquée à notre administration de façon très artificielle. Il nous a été assuré que cette stratégie était basée sur un travail préalable très important mené en interne par ladministration centrale. Compte tenu du résultat, ce nest pas rassurant ! Notre délégation en a profité pour relever que le temps et les moyens consacrés aux fonctions logistiques semblent de plus en plus lemporter sur ceux consacrés à laction administrative pure : de fait, ladministration est tellement occupée à se restructurer, à coups daudits, de groupes de travail, de forums, de communication,de chartes et de conventions, quelle en oublie le service quelle est supposée rendre, celui-ci passant au second plan, en attendant dêtre purement et simplement abandonné. Pour résumer, ladministration ouvre " des chantiers " dans chaque service défini dans le nouvel organigramme du Secrétariat Général, avec pour but de recentrer chacun deux sur leur " cur de métier "
Sil sagissait seulement, comme cest affiché, de décloisonner les services, dorganiser lanticipation des besoins, et de donner du poids au Ministère de lintérieur dans les discussions interministérielles, nous pourrions comprendre et adhérer à cette stratégie
Mais, comme nous lavions déjà relevé, la création du Secrétariat Général, préconisée dans le cadre de la Réforme de lEtat pour tous les Ministères, correspond à la volonté de mettre en uvre dans chacun dentre eux un démantèlement des services, et la liquidation des effectifs
Cest pourquoi nous avons dit une fois de plus notre opposition à ces projets. Nous avons également relevé la contradiction entre les affirmations du Plan, supposé en uvre dès 2004, concernant le rôle majeur de la formation pour l"adéquation besoins-ressources" en matière de personnel, et les crédits réellement affectés, aux Budgets 2004 et 2005. Notre délégation a également affirmé que la " mutualisation des moyens " préconisée par le CIAS, en matière daction sociale ne pouvait consister en un partage de la pénurie. Sagissant de linformatique, et contrairement à ce qui est écrit dans le document, nous avons rappelé la qualité de certains développements locaux réalisés bien antérieurement à lintervention de la DSIC et dont le seul défaut était de ne pas être " estampillé " par elle. Concernant les achats du Ministère, nous avons relevé que la volonté de ladministration de mutualiser les commandes, qui nous paraît aller dans le bon sens, est contradictoire avec " la responsabilisation " accrue des préfets dans le cadre de la globalisation et de la déconcentration. La CFDT sest dite satisfaite de ce plan stratégique, tout en réclamant un accompagnement pour les personnels
Quant au SAPAP, il a purement " zappé " sur la question, estimant que tout avait déjà été dit ! Le DMAT, Henri-Michel COMET, a indiqué que la consultation du CTP central portait à la fois sur le résumé (16 pages) et sur le document préparatoire de juillet 2004 (100 pages) élaboré de façon progressive et qui a donné lieu pour chaque phase à des réunions informelles avec les syndicats, depuis (Nous avons diffusé ce document préparatoire à mesure que ses chapitres nous étaient communiqués, et il faut rappeler quà aucun moment nous navons eu de prise sur son contenu rédactionnel.) Dans cette Directive, qui, comme le Plan Stratégique du Secrétariat Général, a pour objet de décliner la Stratégie Ministérielle de Réforme, il sagit de définir les perspectives d'évolution des préfectures et sous-préfectures. Cette réforme sinscrit dans le contexte général de restructuration des services de l'Etat, tous réduits à leur plus simple expression, et de non remplacement des fonctionnaires qui partent à la retraite. Nous avons rappelé notre opposition au démantèlement annoncé, qui consiste dabord, mais pas seulement, à supprimer à très court terme lessentiel des postes de guichet :
Nous avons rapporté linquiétude légitime et grandissante de tous les personnels, et notamment ceux précités, qui ont bien mesuré la menace dextinction de leurs tâches. Si leurs fonctions doivent évoluer, ladministration doit prévoir, dès maintenant, les moyens nécessaires, en particulier en matière de formation, pour permettre une véritable adaptation, voire reconversion dans certains cas, des agents concernés ce qui nest pas le cas dans le projet présenté et dans le projet de budget 2005 (cf. III ci-dessous). Ladministration sest voulue rassurante en affirmant que les personnels nont pas à sinquiéter, que ce qui serait inquiétant pour eux serait quon ne leur dise rien des évolutions projetées quil restera des fonctions de contrôle, que les suppressions de postes seront très progressives et ninterviendront pas du jour au lendemain Dans le contexte actuel de dénigrement des fonctionnaires, et de remise en cause de leur Statut, rien ne permet de dire aujourdhui si le " plan social " prévu par le Ministère de lintérieur sappliquera sans douleur ! FORCE OUVRIERE se battra pour que les personnels ne soient pas, une nouvelle fois, les grands perdants mais, au contraire, obtiennent de réelles contreparties à tous les efforts de " modernisation " quils nont eu de cesse de consentir depuis des années. Notre délégation a demandé des explications sur les modalités de transfert des passeports, et posé la question du transfert de la " charge " correspondante, par ponction sur le budget globalisé. Il nous a été simplement répondu que les préfets choisiront les mairies susceptibles dinstruire les dossiers, en vertu dun cahier des charges élaboré au plan national Et les agents des préfectures pourront se rendre sur place effectuer des contrôles Nous sommes très dubitatifs sur ce système. Dautant que ladministration souligne que des croisements de fichiers pourront être effectués lorsquils seront autorisés par la loi et la CNIL. FO a fait savoir quelle nest pas dupe du discours récurrent selon lequel ladministration, au lieu de " faire ", peut " faire faire " et ensuite bien contrôler. La faiblesse des moyens affectés aux services chargés de fonctions de contrôle, que ce soit en préfecture ou dans les autres services de lEtat (Travail, DCCRF, DRIRE, Installations classées, Affaires Maritimes, Services Fiscaux, Services Vétérinaires ), montre que ce discours est un leurre. Déjà, avec la télétransmission des cartes grises effectuée par les garagistes, ladministration a abandonné tout contrôle des dossiers Et le contrôle des centres de contrôle techniques des véhicules est externalisé Nous avons évoqué également la perspective de télétransmission des actes des collectivités territoriales, qui constitue à lévidence, nonobstant quelques efforts pour automatiser le contrôle des budgets, le moyen de " dématérialiser " le contrôle de légalité déjà bien allégé... C'est-à-dire darchiver de façon très pratique des actes sans les contrôler, ceci malgré le rôle explicitement donné aux préfets par la Constitution. Nous avons fait part de nos inquiétudes quant à la gestion des ressources humaines, à lavenir des sous-préfectures, et des DAI, que certains Préfets de département ont déjà commencé de supprimer de leur organigramme, et quant à lévolution de notre administration en général, qui avait fait ses preuves, et dont le périmètre devient incertain, du fait de la réforme territoriale de lEtat, de la mise en uvre de la réforme des directeurs de préfecture, et de laccueil prévu de " services résiduels de lEtat " (il ne sagirait, nous dit on que dajustements à la marge, comme lhébergement du Délégué Militaire Départemental mais les préfets ont toute latitude pour fixer leur organigramme, en concertation avec les représentants du personnel). La CFDT et le SAPAP ont exprimé une petite nervosité face à lampleur des suppressions deffectifs programmées mais rappelant quil souscrivent à la démarche GPEEC du Ministère.
Le Directeur des Ressources Humaines du Ministère, Paul PENY, a rappelé les grandes lignes du Budget 2005 du MISILL, pour ce qui concerne les personnels de préfecture : 116 postes supprimés, dont 50 emplois dagent ou adjoint et 66 " Berkanis" (externalisation). Il souligne que les crédits correspondants sont restés dans les budgets globalisés, en masse salariale, sauf pour ce qui concerne les tâches externalisées. Outre les 4,5 M dabondement indemnitaire, dont nous avons demandé que la répartition fasse lobjet rapidement dune réunion de travail, 400 postes ont été transformés, dont 230 pour le CNP (15 A, 100 B et 115 requalifications agents /adjoints). Nous estimons que le Ministère de lintérieur pourrait aller plus loin, et plus vite, à linstar de la réforme des corps et carrières quil finance pour nos collègues policiers. 60 postes sont prévus pour une nouvelle (et dernière) tranche de résorption de lemploi précaire (dispositif SAPIN). Nous avons rappelé que dautres engagements avaient été pris en avril dernier à légard des contractuels ne pouvant entrer dans ce dispositif. Le DRH espère peser sur la rédaction finale du projet de loi transposant la directive européenne de 99 relative aux CDD. La Fédération Générale des Fonctionnaires FO suit aussi ce dossier de très près et compte bien peser également. Concernant les directeurs, une " rallonge " est déjà demandée pour faire face à lampleur des demandes de détachement dans lemploi fonctionnel de directeur Notre organisation demande à ladministration de prendre en compte ses observations et de publier au plus vite la circulaire accompagnant le nouveau dispositif afin que les directeurs soient complètement informés des conséquences de la réforme pour leur carrière. Le DRH a, encore une fois, annoncé que le financement de la réforme de la filière unique SIC et de la filière technique est prévu en 2005, et que les réunions de travail vont pouvoir reprendre, sur la base de textes rédigés, et de grilles indiciaires Concernant laction sociale, les 6,5 M doivent couvrir la restauration, le logement, laccueil de la petite enfance, le fonctionnement. Notre délégation a relevé quen loi de finances, une mesure nouvelle est inscrite pour le logement des personnels de police. Selon le Secrétaire Général, il sagit dun affichage, lié au fait que la nouvelle sous-direction créée à la DGPN est désormais " chef de file " en la matière, mais que ces crédits doivent également profiter aux personnels de préfecture. A suivre Il nous a été également expliqué quune pause avait été décidée pour le régime indemnitaire des personnels de service social, sous prétexte quil a été bien augmenté les années précédentes (mais on partait de si bas !). Nous avons appelé lattention sur la situation de nos collègues contrôleurs des services techniques spécialisés dans le déminage, qui sont gérés par la Direction de la Défense et de la Sécurité Civile, sans quaucun dialogue social nexiste avec leurs représentants syndicaux. A nos questions concernant les gels et annulations de crédits, pour 2004, ladministration a répondu quil ny avait pas de suppression de crédits, ce qui ne correspond pas à nos informations, et quun dégel devrait sopérer dans les prochains jours " sur lessentiel ". Il sera de toutes façons bien tard pour les dépenser à bon escient Sur la question du montant financé par les budgets globalisés concernant les hausses de 0,5% des salaires et de 1,7 % des prestations familiales, nous navons pas eu de réponse, mais pour avoir une idée de ce que cela représente, on peut se référer à la masse indiciaire de chaque préfecture. Comme toujours, la CFDT a tenu un discours mi-figue, mi-raisin : tout en rappelant quelle était daccord sur la globalisation, elle a dénoncé comme nous les baisses deffectifs et les gels budgétaires, parlant dun " risque de crise de confiance " ! Ladministration doit avoir très peur ! Suite à lannonce de Dominique de VILLEPIN concernant le feu vert quil a obtenu de Matignon pour " négocier " avec les organisations syndicales sur une fusion de lensemble des corps administratifs du MISILL,dès 2006, ladministration a indiqué que des réunions seraient organisées prochainement. Il semblerait que celle-ci envisage de proposer une revalorisation de la carrière des attachés, mais, sans quil en ait été dit plus, nous avons de bonnes raisons de penser, compte tenu du mur devant lequel nous nous sommes heurtés récemment, en demandant lapplication de la grille des inspecteurs des affaires sanitaires, quil sagira seulement daccélérer le déroulement de carrière, tout en restant à léchelon terminal actuel, et en créant des emplois fonctionnels. Sagissant des collègues de catégorie B et C, ladministration a indiqué clairement quelle na aucune marge de manuvre, du fait du caractère interministériel des statuts actuels. Elle affirme vouloir améliorer les perspectives de carrière des agents et " orchestrer des requalifications, en liaison avec la DNO ", dans une logique " gagnant-gagnant " pour les personnels comme pour elle sans toutefois nous donner le moindre élément chiffré. Nous sommes très réservés sur le projet, qui permet dabord à ladministration dalléger sa tâche en nayant plus que 4 corps à gérer au lieu de 12 (diminution du nombre de CAP, etc.). Il sagit également de faciliter la gestion des effectifs en organisant leur redéploiement par simple mutation entre préfectures, administration centrale, et services de police. Ne nous leurrons pas, ce projet fait partie du " plan social " quannoncent la SMR et la DNO des préfectures. Nous avons rappelé lamertume des personnels face à labsence de retombées positives de la modernisation quils portent sur leurs épaules, et depuis notamment la duperie nommée " Assises des Préfectures ", durant lesquelles on avait promis des milliers de transformations demplois, notamment de catégorie C en catégorie B. FO a ensuite demandé comment sarticule le projet du Ministre de lintérieur avec celui, de fusion des corps de la Fonction Publique de lEtat, annoncé dans la presse par Renaud DUTREIL (réforme globale de la FP, qui serait entièrement refondue sur 10 ans, avec 5 niveaux et 6 filières, dont une dite " transversale ", et des rémunérations en 3 parties, comprenant, bien sûr, la fonction et le " mérite "). Ladministration na rien voulu dire de ces projets, et sest contentée dannoncer que pour sa part, elle enclenchait une réforme dans son périmètre de compétence, et que le calendrier était fixé. La CFDT est daccord, par principe pour toutes les fusions, surtout en interministériel, et sannonce, comme toujours, prête à signer un chèque en blanc à ladministration. En la matière, dans la droite ligne de la régionalisation de lEtat et de la globalisation des crédits, ladministration souhaite " faire de la déconcentration le principe, et de la centralisation lexception ". Nous estimons, pour notre part, que sont bien suffisants les transferts de gestion déjà réalisés, en application du décret du 27 mars 1992 (arrêtés du 9 sept. 1992, du 2 août 1993, du 19 août 1994 ). En effet, dans plusieurs domaines, rapidité rime trop souvent avec précipitation. De plus, la contrainte financière locale pèse de plus en plus lourd, face à nos droits statutaires, et lindividualisation est de mise : nous sommes bien placés pour voir, tous les jours, que la gestion nationale de nos corps constitue la meilleure garantie de respect de nos droits, mis à part le juge administratif. Bien que ladministration centrale prétende que ses projets sont positifs pour les agents, nous sommes fondamentalement opposés à lattribution envisagée, de nouveaux pouvoirs aux préfets en matière de recrutement, nomination après concours, titularisation ou refus de titularisation, licenciement de stagiaire, de démission, de mise à la retraite, de radiation des cadres, mais aussi pour ce qui concerne les décisions davancement, de promotion, de mise en disponibilité, de réintégration suite à disponibilité, de congés pour formation professionnelle, douverture dun CET, et de sanctions disciplinaires du 2e groupe (telles que labaissement déchelon). Lors dun prochain CTP, avant la fin de lannée, ladministration souhaite néanmoins présenter un projet darrêté concernant des actes sur lesquels elle napporte pas, selon elle, de " valeur ajoutée ". Un nouveau décret est également à létude, pour mettre en uvre une 2ème phase souhaitons quelle ne voie pas le jour ! A propos de ce thème de la déconcentration de la gestion des personnels, nous avons souhaité signaler à ladministration notre désaccord concernant la composition du groupe de travail créé par le Secrétaire Général du Conseil dEtat, destiné à faire des propositions pour lamélioration de la gestion des agents du CNP en fonctions dans les greffes des juridictions administratives. Compte tenu du " strapontin " (1 siège) qui est alloué, au sein de cette instance, à notre organisation syndicale, majoritaire, nous avons réclamé que le CTP central des préfectures soit le lieu du dialogue en la matière. Encore un document de plusieurs centaines de pages, qui décrit pratiquement chaque poste de travail en préfecture (121 emplois identifiés), et qui permet à ladministration de savoir par le menu ce que lon fait dans une préfecture ! Notre crainte principale porte sur les dérives possibles de lutilisation dun tel outil. En effet, ce type de document, utilisé dans les grandes entreprises privées en cours de restructuration, sert à faire une gestion individualisée des agents. Ceux-ci doivent faire preuve dadaptabilité aux besoins pour pouvoir rester dans lentreprise. Lagent devient un pion, une unité de production. La notion de progrès disparaît au profit de la seule rentabilité. Nous avons réclamé, une fois de plus, que les besoins en formation fassent lobjet dun véritable plan daction et non simplement de bonnes paroles. Ladministration a présenté la synthèse dune enquête engagée au 1er semestre 2004 sur la base dun échantillon des 17 préfectures issues de 4 régions (Bourgogne, Languedoc-Roussillon, Lorraine et Poitou-Charentes), soit un total de 4.442 agents, dont environ 21% exercent leurs fonctions à temps partiel (en grande majorité des femmes). Toutes ces préfectures ont opté pour un cycle à 38 h (avec 27 jours de congés et 16 dARTT) et la quasi-totalité des agents sont soumis à un système dhoraires variables avec " pointeuse ". Un peu plus de 3% des agents (20% seulement de la catégorie A - malgré les pressions effectuées sur les chefs de bureau - et quelques collègues de catégorie B) sont au forfait (article 10). Sagissant du travail " supplémentaire ", les garanties minimales de durée du travail, fixées par larticle 3 du décret du 25 août 2000, ont été dépassées exceptionnellement dans 5 préfectures sur 17 (évènements climatiques, plan Polmar, sécurité, missions de représentation). Les astreintes ont concerné 9,5% des agents et ont été le plus souvent rémunérées et très peu compensées en temps. Enfin, le recours aux heures supplémentaires (54% payées, 46% en compensation horaire), sest porté essentiellement sur la catégorie C (12,4% des agents de cette catégorie en ont effectué). Par ailleurs, un compte épargne temps (CET) a été ouvert par environ 10% des agents (20% de A, 6,6% de B et 3% de C). Enfin, il ressort de lenquête que la réduction de la durée annuelle du travail à 1.565 h pour les personnels des guichets na quasiment pas été appliquée dans les préfectures sondées ! La CFDT (victime encore une fois dune crise damnésie ?) la dénoncé, elle qui, avec le SAPAP-UNSA et ladministration, avait voté favorablement larrêté qui conditionnait cette réduction à la mise en uvre dune charte visant à améliorer laccueil du public ! FO a rappelé quelle avait demandé en son temps (cf. CTP central du 19 octobre 2001 !) que cette disposition soit accordée de droit et que soit supprimé dans larrêté tout lien entre lapplication de ce régime spécifique qui découle des conditions particulières de travail et des contraintes propres aux guichets, et ladoption dune telle charte. Pour ce qui concerne les standards, la réduction (à 1.533 h par an) sest appliquée dans 10 préfectures sur 17. Le gouvernement a décidé de transférer aux caisses dallocations familiales, à compter du 1er janvier 2005, la gestion de lensemble des prestations familiales dues aux agents de lEtat, sans demander leur avis aux organisations syndicales de fonctionnaires, toutes opposées tant sur les questions de principe que de mise en uvre, sauf la CFDT. Après avoir dénoncé la suppression de 1.200 emplois de gestionnaires (13 emplois budgétaires dans les préfectures), seul réel objectif et le mépris du gouvernement envers les " partenaires sociaux ", FO a souligné que ce transfert constituait un nouvel émiettement du Statut général puisque les prestations familiales y sont inscrites (cf. article 20 de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983). Les agents sont pénalisés puisquils sont, dores et déjà, obligés de remplir un dossier, (" formalité " à recommencer chaque fois quils déménageront), et ils devront se déplacer à la CAF lorsquils auront un problème, alors quaujourdhui il suffit quils sadressent au service du personnel de la préfecture. Dautre part, les prestations ne seront plus payées avec le traitement, mais décalées vers le 5 ou le 10 du mois suivant ! Les retards de versement pourraient se voir amplifiées, les CAF devant gérer 400.000, voire plus, nouveaux allocataires sans moyens supplémentaires ! Linscription de sujet, en questions diverses, à lordre du jour de ce CTP central fait suite à notre déclaration préalable du mois de juillet, à notre courrier du 26 août adressé au Secrétaire Général du Ministère, et également à une demande de la CFDT, qui après avoir cautionné ce système semble découvrir son fonctionnement délirant. Un tableau rapide de la situation a été dressé des différentes injustices relevées dans les préfectures (en particulier dans les Bouches-du-Rhône où le préfet - un ancien DGA - a institué un système de quotas dagents mal notés, provoquant la colère de nos collègues et entraînant le dépôt de près de 300 recours devant la CAP), et de labsence dharmonisation de la manière de traiter cette question. Au contraire de la CFDT, nous ne sommes pas étonnés des dérapages en cours, qui correspondent au décalage entre lesprit du décret de 2002 et de larrêté pris pour son application (logique de rendement, LOLF, mise en compétition des salariés) et la réalité du " terrain " : des fonctionnaires qui sont motivés par le service public, et travaillent en équipe, indépendamment de leur " feuille de paie ". Tout ce qui arrive, le sentiment dinjustice et décoeurement, la démobilisation de nombreux collègues, avait été annoncé par notre syndicat, mais nous navons pas été écoutés un seul instant par ladministration. Le SAPAP-UNSA pour sa part a tenu à " relativiser les problèmes " et se félicite de la mise en place dentretiens dévaluation. Le Secrétaire Général du Ministère, Daniel CANEPA a affirmé vouloir suivre personnellement lévaluation qui sera faite de la mise en uvre de la nouvelle réglementation ; il souhaite prendre lattache dautres ministères pour voir si le constat est identique, et éventuellement en tirer des conclusions... Il faut obtenir labrogation de ce décret néfaste, avant quil produise ses effets injustes en matière davancement et de réduction dancienneté déchelon, en continuant à manifester notre mécontentement, et en multipliant les recours ! |