Vendredi le 10 Juillet 2009

vendredi 10 juillet 2009 Plans sociaux COGNIS: L’EFFET-LEVIER… À LICENCIER La note est lourde pour les salariés des entreprises acquises par les fonds d’investissement aux stratégies purement financières. |
C’est l’escalade vers l’enfer pour les salariés de Cognis France. Gel des salaires et de l’embauche, chômage partiel et maintenant licenciements: 92 personnes sur les 475 employées par ce groupe allemand de «chimie fine», fabriquant des ingrédients destinés aux cosmétiques, à l’alimentaire, la pharmacie et la détergence. Présent sur les cinq continents, il est géré depuis novembre 2001 par un consortium de fonds de capital investissement, mené par Goldman Sachs Capital Partners et Permira, nichée à Guernesey, paradis fiscal anglo-normand ; Ce sont des spécialistes du LBO (Leverage Buy Out), c’est-à-dire de l’effet-levier, un montage inventé vers 1975, permettant d’acquérir des entreprises, non cotées («private equity») car moins contrôlées, au prix d’un fort endettement (jusqu’à 85% avant la crise), ensuite remboursé sur le dos de ces dernières avant de les revendre. En d’autres mots: gager un emprunt sur des revenus futurs. Pour y arriver les méthodes anglo-saxonnes privilégient les réductions de coûts essentiellement par pression salariale, investissements minima, cessions d’activités jugées non rentables, le tout accompagné de plans sociaux ou/et de délocalisations. Déjà peu portées vers la philanthropie, elles ne sont pas améliorées, la crise aidant. |